Depuis des années, les attaques contre les travailleurs et les étudiants ne cessent de se multiplier. A l’appel de la plupart des organisations syndicales de travailleurs, la journée de mobilisation du 7 octobre s’inscrit pour la défense du travail décent et de la solidarité entre tous les travailleurs. Au-delà de cette revendication, sans appel à la grève générale, cette journée d’action ne doit pas rentrer dans la logique, sans perspective, « des temps forts ». Il faut créer les cadres d’un véritable mouvement d’ampleur pour lutter contre la logique globale du gouvernement qui touche aussi bien les étudiants, travailleurs en formation, que les travailleurs.
Travailleurs et Etudiant, tous unis dans la lutte :
Le gouvernement organise la casse du droit du travail avec la multiplication de réformes : remise en cause des 35 heures, extension du travail le dimanche, casses des conventions collectives, généralisation de la précarité … Soyons clairs, toutes ces attaques n’ont qu’un seul but : assurer la soumission des travailleurs aux seuls intérêts du patronat. C’est dans cette même logique que le gouvernement lui offre de nouveaux secteurs de marché en privatisant et en ouvrant à la concurrence l’ensemble des services publics (EDF, Poste, Education, Enseignement supérieur…). La marchandisation et la destruction du service public répond ainsi aux exigences du patronat de s’approprier les derniers biens publics générateurs de profits.
La récente mise en place de la loi d’autonomie des universités en est un exemple flagrant. De plus, la multiplication des formations professionnelles en alternance ou des stages d’entreprises répondent à ces exigences de flexibilité et de rentabilité de l’étudiant en formation face au travailleur.
Face à ce flot de réformes, les étudiants et les travailleurs s’organisent et la colère s’amplifie notamment face aux licenciements massifs. A Freescale, Continental, Molex, Goodyear et tant d’autres entreprises, les travailleurs multiplient les actions fortes pour montrer leurs déterminations face à la résignation que tentent de nous orchestrer le patronat sous le prétexte de la crise. Les attaques syndicales se multiplient et la répression des syndicalistes est de plus en plus forte, que cela soit dans le milieu étudiant que dans le monde des travailleurs. C’est tous ensemble que nous devons lutter contre les atteintes faites au droit de grève et à notre capacité de résistance.
La banalisation des étudiants précaires :
A l’université, les étudiants salariés sont de plus en plus nombreux (70% en 2008 contre environ 72.5% en 2009) contribuant à l’augmentation toujours plus accrue de l’échec à l’université. Face à cette problématique, les universités proposent des caches misères telles que les dispenses aux TD pour les seuls étudiants travaillant à temps plein ou bien la mise en place d’emploi étudiant dans les universités, pour pouvoir « travailler plus prés de son lieu d’études ».
Ces solutions ne servent pas les étudiants, ils ne font que répondre aux besoins de l’université en termes de baisses des salaires et des licenciements des personnels d’universités. De plus, ils maintiennent une précarité étudiante de plus en plus forte pour assurer une sélection sociale implicite au sein de l’université.
Au delà, en multipliant les contrats précaires comme les CDD et les contrats d’intérim et en ne bénéficiant pas d’un réel statut dans le monde du travail, les étudiants salariés restent une main d’œuvre flexible et docile pour le patronat ou les administrations à sa solde.
Manifestation unitaire : le 7 octobre à 11h
Devant le MEDEF, 16 place du général de Gaulle